L’amertume est avec le sucré, le salé et l’acide, une des quatre principales saveurs que nous distinguons aux aliments.
Quand on parle émotions, l’amertume est plutôt synonyme de rancœur, peine, regret, dépit, déception, mauvaise humeur…

L’amertume est comme une mauvaise berge. Il faut veiller à en enlever toutes les racines si nous voulons qu’elle ne revienne pas (Hébreux 12.15)

Il est important en effet de traiter l’amertume dès qu’elle pointe le bout de son nez car elle est la porte d’entrée à l’irritation, laquelle peut entraîner la colère et dégénérer ensuite jusqu’en insultes comme le rappelle l’apôtre Paul. Esaü est le type même, de la personne amère dans la Bible. Plusieurs fois floué par son frère Jacob, son amertume s’est finalement muée en envie de meurtre.

Les raisons de l’amertume sont multiples, que ce soit dans les relations de couple, de famille, d’amitié, de travail et, bien sûr, d’église. Déceptions, blessures, échecs, jalousies, comparaisons… tant et tant de possibilités de faire naître l’amertume dans nos cœurs.

Au départ, elle est comme une carie dentaire : on ne la voit pas, on n’en est pas forcément conscient et pourtant, si on la laisse se développer, elle va dégénérer en abcès et faire très mal.. Au début, elle ne fait du tort qu’à nous-mêmes, mais ensuite c’est notre entourage qui en souffre.

Que faire ?

  • Prendre conscience que l’amertume nous a gagné.
  • Prendre la décision ferme de nous en débarrasser.
  • Demander au Seigneur son aide. Attention : ne prions que si nous sommes vraiment certains que nous voulons VRAIMENT être débarrassé de l’amertume.
  • Rappelons-nous l’amour infini et inconditionnel de Dieu à notre égard. Impossible de rester amer lorsque nous prenons conscience que Jésus a donné sa vie pour nous.

Entendons à nouveau : ‘“Pardonnez-vous les uns aux autres, comme Dieu vous a pardonné dans le Christ. Vous êtes les enfants que Dieu aime, eh bien, imitez-le. Vivez dans l’amour comme le Christ : il nous a aimés et il a donné sa vie pour nous, comme une offrande et un sacrifice agréable à Dieu.” (Éphésiens 4.32-5.2)