La célébration d’un baptême est l’occasion d’une grande joie.
Quel bonheur en effet d’être témoin de la vie nouvelle de quelqu’un qui a découvert en Jésus son Sauveur et son Seigneur.

Mais cette joie ne devrait pas faire oublier ce que Jésus a dit au sujet de ceux qui choisissent de le suivre.

Le baptême : un enterrement
Jésus a en effet dit : « Si quelqu’un veut venir avec moi, il ne doit plus penser à lui-même. Chaque jour, il doit porter sa croix et me suivre. » (Luc 9.23)
Or, on le sait : à l’époque de Jésus, quand on voyait quelqu’un porter une croix, cela voulait dire qu’il était un condamné à mort. C’est d’ailleurs ce qui est arrivé à Jésus lui-même. Suivre Jésus, c’est renoncer à ses propres projets, prétentions, ambitions. C’est mourir à soi-même. C’est cela que le baptême signifie aussi par son symbolisme : être immergé dans l’eau comme Jésus a été “enterré” après sa mort sur la croix.

Le baptême : une résurrection
Jésus n’est pas resté dans la tombe ; de même, le baptisé ne reste pas dans l’eau. Sortir de l’eau est pour le baptisé l’image de la nouvelle vie qu’il a reçue du Seigneur. Désormais, il peut dire : « je suis mort sur la croix avec le Christ, Et pourtant, je vis, mais ce n’est plus moi qui vis, c’est le Christ qui vit en moi. » (Galates 2.20)

Le baptême : un mariage
Que dirait-on d’un amour qui n’en resterait qu’aux préliminaires et refuserait de s’engager ? Cela arrive certes, mais c’est dommage.
Le baptême, tout comme le mariage, témoigne d’un choix définitif. En disant oui à mon épouse, j’ai donc dit « non » à toutes les autres jeunes filles possibles. De même, le croyant s’engage ainsi à ne pas avoir d’autre dieu. Jésus est et sera toujours son seul Seigneur, à l’exclusion de tout autre.

Jour de fête donc. Et en même temps, nous éminemment sérieux.

Prélude d’une vie vécue avec Jésus dans la joie et que rien ne pourra jamais arrêter.
En effet, « Dieu qui a commencé en nous un si bon travail va le continuer jusqu’au bout, jusqu’au jour où le Christ Jésus viendra. » (Philippiens 1.6)