Ce que la Bible dit dans ses toutes premières pages de la nudité est très instructif et révélateur.
On le voit : l’évolution de la situation est allée de pair avec l’évolution de la relation entre l’homme et Dieu.

Dans la Genèse

1- L’homme et sa femme étaient tous deux nus, et ils n’en avaient point honte – Genèse 2.25
La nudité était la situation idéale telle que Dieu l’avait prévue dans le jardin d’Eden.
Nous comprenons ainsi que nos premiers parents vivaient en pleine harmonie, sans besoin de se protéger. La honte n’existait pas dans leur relation.
On peut appeler cela l’état d’innocence que les philosophies qui prônent un retour à la nature (et à la nudité intégrale), tentent de retrouver à leur manière.

2- Les yeux de l’un et de l’autre s’ouvrirent, ils connurent qu’ils étaient nus, et ayant cousu des feuilles de figuier, ils s’en firent des ceintures – Genèse 3.7
Peu après que nos premiers parents aient péché, ils ont désormais peur et se rejettent la responsabilité de la faute l’un sur l’autre. Ils ressentent le besoin de se cacher, tout d’abord de Dieu lui-même qui les cherche désespérément et , ensuite d’eux-mêmes. Ils deviennent des ennemis potentiels l’un pour l’autre. Ils sont obligés de se protéger avec les moyens du bord.

3- Le Seigneur fit à l’homme et à sa femme des vêtements de peaux de bête et les en habilla – Genèse 3.21
Bien que Dieu soit le premier lésé de ce divorce qu’il subit, il manifeste sa bienveillance envers l’homme en lui donnant une protection plus adaptée. Pour l’homme, il tue des animaux (image des sacrifices à venir pour couvrir le péché ?) et leur donne des vêtements qui permettront la vie en société. Dieu reste du côté de l’homme, envers et contre tout.

Dans l’Evangile

Lorsque Jésus a été cloué sur la croix, les soldats ont tiré au sort ses vêtements pour se les partager (Matthieu 27.35). En mourant, il a porté notre culpabilité et en est mort, séparé de son Père. C’est un peu comme si Dieu lui-même se mettait comme à nu devant nous. Il nous révèle son amour blessé qu’on pourra moquer, mais il continue plus que jamais à nous aimer et à nous chercher.

Dieu veut nous donner un vêtement nouveau. C’est ce que Jésus avait dit dans la parabole du fils qui, vu tout le mal qu’il a fait, revient chez son père en sachant qu’il ne mérite plus d’être accueilli (Luc 15). Dès qu’il a confessé son péché, son père (image de Dieu) lui donne un vêtement blanc et fait la fête. Le pécheur est gracié. C’est l’image même du chrétien : il ne mérite pas ce vêtement blanc; mais qu’importe, c’est son Père qui l’en a revêtu. Il ne faut surtout pas oublier (Apocalypse 3)

Aujourd’hui

Je n’ai plus à avoir peur de Dieu : Dieu est résolument « pour » moi, m’acceptant tel que je suis. Je n’ai rien à lui cacher car il sait tout de moi et il m’a fait définitivement grâce à travers Jésus. Tel que je suis et non pas tel que je devrais être.
Je n’ai plus à avoir peur des autres : Si je reconnais devant Dieu que je suis pécheur, alors pourquoi vouloir me montrer aux gens différent de ce que je suis réellement ou avoir peur de leur jugement ? Le regard de Dieu n’est-il pas plus important que celui des gens ?
Je n’ai pas à juger les autres : Je suis en réalité comme eux. J’ai le bonheur de marcher en vêtements blancs qui m’ont été donnés alors que je ne le méritais pas.

Quelques versets pour conclure

Celui qui cache ses transgressions ne prospère point, Mais celui qui les avoue et les délaisse obtient miséricorde. Proverbes 28.13

Alors reconnaissez vos péchés les uns devant les autres. Priez les uns pour les autres afin d’être guéris. Jacques 5:16

Nous disons peut-être : « Nous n’avons pas de péché. » Mais nous nous trompons, et la vérité n’est pas en nous. Dieu fait ce qu’il promet et il est juste. Alors, si nous avouons nos péchés, il nous les pardonnera et il enlèvera tout le mal qui est en nous. 1 Jean 1.7-9